Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:31

Dans tes yeux, souvent, je vois le sourire, la joie de vivre.

Parfois, quand je te donne le sein, tu lèves la tête vers moi, comme pour vérifier que je suis bien là, tu me fais un immense sourire, et tu replonges.

Et tu recommences 5 minutes plus tard.

J'adore ces moments rien qu'à nous, où tu as l'air tellement heureux, que s'en est contagieux!....

 

 

 

Dans tes yeux, parfois, je vois les larmes. Je ne sais pas toujours pourquoi, mais j'essaye d'y remédier au maximum. Quand je ne sais pas, je te le dis, et souvent, j'ai l'impression que tu me comprends. 

 

Bientôt nous pourrons discuter avec de vrais mots, en attendant, nous dialoguons de mimiques et de gestes. Et c'est plutôt rigolo!

 

Tu as compris quand je t'ai expliqué qu'un chat, il faut être doux avec, ne pas attraper sa peau et tirer. Quand tu l'as maladroitement caressé,il n'est pas parti. Il a même frotté sa tête contre ta main en ronronnant. Ce n'était pas gagné du tout, compte tenu qu'il t'évite depuis que tu es là.

 

Ce que j'étais fière! 

 

 

 

Dans tes yeux, je vois la curiosité.

Quand tu es les bras de quelqu'un, tu absorbe le monde avec une avidité sans failles. Tu te retournes dans tous les sens, impatient de tout voir, de tout capter! 

Il faut que je m'inspire de toi pour continuer à apprécier ce monde comme une enfant, pour ses beautés, mêmes banales, même minuscules.

Et il faut que tu restes comme ça, car malgré ce qu'on en dit ou pense, il y a de belles choses ici bas.

 

 

 

Dans tes yeux, je vois l'attachement. Quand on se regarde pendant de longues minutes, que tu esquisses un sourire et que le besoin te prend de t'exprimer, tu me dis "agouahheu" ou quelque chose de similaire, qui doit vouloir dire dans ton langage bien à toi que quand même, tu m'aimes bien.

 


J'avais fait un poème sur les yeux de ton père ("ce héros au regard si doux"... pour plagier le Grand Victor) , pour toi, ça sera de la prose, n'en déplaise à Monsieur Jourdain!...

Par Aelig - Publié dans : Monologues Avec Petit Pixel
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 15:39

 

Cette semaine, rejoindre Paris la belle fut une épreuve de tout les instants. Je faisais un maigre hommage aux réseaux de transports parisiens sur claquechèvre avec mon petit poème datant un peu, mais il s'avère que la persistance de la nuisance méritait à elle seule un petit soliloque (écrit-oui je sais- un soliloque écrit c'est un oxymore-mais j'ai envie, on appelle cela la licence littéraire. Et toc.)

 

 

Lundi, gare de ma banlieue, train supprimé. Rien de grave en soi, train remplacé par un  homologue 7 minutes plus tard.

Juste (un peu) plein, mais on survit.

 

 

 

Mardi, gare de ma banlieue, train supprimé. Pas d'annonce de remplacement, le suivant est dans 15 minutes. Je prends les devants : "désolée chef je risque d'être en retard mais en fait c'est pas sur mais bon dans le doute... tout ça."

contrairement à l'annonce, un train s'ouvre pour nous laisser nous installer, avant le 1/4 d'heure annoncé. Finalement je vais sûrement être à l'heure!... Mais en fait ... non. Arrivée sur le quai de mon changement dans les boyaux de Paris, je constate qu'il y a un train bloqué à l'entrée de la station de métro, et son grand frère bloqué à la sortie. Tout clignote puis s'éteint, les horaires ne sont plus fiables.

Petite voix "suite à un incident technique (...) retour à la normal à 8h30"

Qu'à cela ne tienne, je prends une correspondance pour reprendre ma ligne un peu plus tard.

Retour sur ma ligne. Re petit voix "suite à un incident technique (...) marche plus jusqu'à nouvel ordre." 

Ah bon.

Remessage "heu chef en fait je cumule je serais bien en retard en fait désolée pardon."

correspondance puis correspondance et traversée de pont (soleil qui se lève sur Paris, tour Eiffel, rhhhaaaaa que c'est beau quand même) puis RER qui passait par là et coup de tram, ouf, boulot (avec 25 minutes dans les dents.)

 

 

 

Mercredi, gare de ma banlieue, train à l'heure! 

Le soir, suite activité extra scolaire, débarque gare du nord. Trains supprimés vers ma banlieue, travaux la nuit sur les voies, tout ça tout ça. Panique à bord, minuit passé... Mais la sncf a tout prévu! Un joli bus pas glauque du tout nous attend dans une charmante gare du 93.

Après m'etre trompée de sortie dans la dite charmante gare, (et n'avoir rien répondu à un "hey! tu viens chez moi?" en faisant demi-tour) je monte dans le bus. Le temps de comprendre que le monsieur tout seul descendait à MON arret (le bus ne s'aventurant pas près des réelles gares non desservies, faut deviner), j'étais déjà loin.

Bilan = rentrée seule vers 01h en longeant les voies de chemin de fer et ralant sur twitter que franchement c'est tous des gros pourris!

et 5h de sommeil plus tard nous voici

 

 

 

Jeudi! = test d'un nouveau trajet, peu concluant. 

Train du soir retardé de 3 minutes, accompagné des geignements du conducteur

(avant départ) "mais arrêtez de retenir la pooorteuh! Laissez les gens rentrer chez eux!"

(après départ) "au fait si on part avec 3 minutes de retard, vous pouvez remercier la personne qui a retenu la poorteuh (ce pourri)!"

Pas de galère notable en dehors de ça (une petite supplique au café pour tenir le coup, quand même, mais paraît que c'est bien vu.)

 

 

 

Vendredi = Train du soir en retard de 10 bonnes minutes, sans explication aucune de la part du conducteur (pas de supplique au pourri, peut être ce retard n'est pas dût à un zozio qui retenait une porte? Et alors du coup on ne justifie plus???)

 

 

Samedi/Dimanche = Ouf! belle maman étant la meilleure des (belles) mamans du monde (et pour plein d'autres raison aussi), elle nous prête sa voiture pour notre pèlerinage dans le 18e...


F*CK OFF RATP*SNCF!

 

Non mais.

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 09:39

Paris fourmille d'un lundi matin agité, soubresaut aigri d'un retour de fêtes mal géré.

La gare, étouffée par tant de sucreries, vomi des flots humains au goût amer.

Le grand concours est lancé, avec son doux parfum de fin du monde sauce maya-piment, à savoir «qui fera le plus fort la gueule ?»

Les gens se bousculent, se serrent, sont pressés. Ils concourent tous avec un entrain qu'ils ignorent.

Les odeurs se mélangent, bouillie écoeurante de parfums trop forts, d'haleines pas si fraîches et de transpiration.

 

Métro boulot dodo.

 

 

Mais je m'en fous.

 

 

Mêlée à cette rivière odorante, j'ai pourtant l'impression de flotter au dessus.

Je pue aussi, certes.

Mais moi, je pue le bonheur.

Par tous les pores.

 

Hier, j'ai enfin fait rire mon fils.

 

Son 1er rire a deux mois, datant du déménagement.

Et ce n'est ni moi ni son père qui avons accompli ce miracle...

Mais comme ce fut dans les bras d'un lorrain, alors nous dirons que l'honneur est sauf!

Depuis il a rigolé parfois, sourit beaucoup.

 

Et hier c'était mon tour.


A grand renforts de grimaces, de gazouillis, de «je te lance en l'air -mais quand même pas trop fort parce que bon un accident est si vite arrivé avec une maman maladroite-»...

 

Alors pourquoi vous faites la tronche?

 

La vie est belle!...  

Par Aelig - Publié dans : Mutter
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:46

2011 sème ses derniers jours sur mon Paris qui se pare de rose, orange bleu et blanc, matin et soir.

Comme pour lui dire au revoir.

A la manière dont moi j'aimerai le faire.

 

Dans nos vies, on a toujours des étapes, faciles ou non, heureuses ou pas. Des moment clefs qui nous font avancer, nous blessent, font de nous ce que nous sommes aujourd'hui.

 

Je débite des banalités... Certes.

 

Je vais donc la jouer un peu plus métaphorique.

 

En parfumerie, nous rencontrons plusieurs type de concentration (si, si, y'a un lien.).

 

L'eau de toilette, la moins concentrée, que l'on trouve pour toutes les fragrances pour hommes car moins "cocotte".

L'eau de parfum, un peu plus puissante, et évidement plus chère.

Et le parfum, bien plus rare, la concentration ultime de la fragrance. Coûte un bras (ou deux... si on vous a offert ce précieux liquide, sachez qu'on vous aime très fort.)

 

Mais quel est le rapport avec Paris ou 2011 ("elle le boit son parfum ou quoi?" me direz-vous)

 

Et bien pour moi 2011 -à Paris, mon bon vieil ami- a été du concentré (type parfum, pas de light) d'étapes.

Heureuses, pas toujours faciles (la césarienne c'est quand même pas le truc le plus fun du monde) mais bref, quitte à rendre jaloux, que du bonheur à l'arrivée.

 

Ma superstition me ferait dire que je n'ai pas du tout envie que cette fabuleuse année se termine, tellement qu'elle a été trop bien de la bombe qui tue tout sur son passage jusque jupiter au moins. Que je me dis que 2012 va craindre (pas spécialement peur de la "fin" du monde, je suis convaincue que de grands changements nous attendent et sont nécessaires, mais pas qu'on va tous mourir-enfin techniquement ça va finir par arriver, mais je ne crois pas que ce sera le 21/12 prochain) car j'ai jamais pu sacquer les années paires.

Je suis pas une fille paire, vu ma date de naissance impaire au possible.

Oui je sais c'est de la superstition. Pure dure et stupide. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas.


Oui, je savoure ma chance tant qu'elle est là. Je suis pleine de gratitude. J'essaye de ne pas y penser, de ne pas craindre un revers de médaille.

Je vais même insister encore un peu pour modifier le dernier domaine dans lequel j'aurai besoin d'un petit coup de pouce.

 

Mais j'ai pas envie de t'enterrer, 2011. 

Je voudrais que toutes les années soient comme toi.

 

Allez pour les quelques heures qui restent, je vais tâcher de te rendre hommage au mieux. Sache que je ne t'oublierai jamais, qu'en l'état actuel des choses et malgré les désagréments qui ont accompagné tes jours, tu as été la plus chouette année de ma vie.

 

A jamais, ça serait bien qu'une de tes copines à venir te ressemble, même juste un peu!...

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 14:11

Suite aux commentaires sur l'article précédent (que ce soit ici ou sur claquechèvre) je vais donc laisser le nom  de cet espace tel quel car "cela va bien au delà de la ville elle même, tout ça" et "Paris (...) il en a vu d'autres et il est plutôt arrangeant comme gars"!

Donc effectivement Gauthier, "les monologues du Vagin", c'est déjà pris. Mais comme tu me dis que "Monologues Avec mon Fils" c'est bien aussi, qu'à cela ne tienne, je crée la catégorie!

(Puis tu es parti pris, hein, en tant qu'humouriste préféré du sieur bébé!)

 

Merci à tous en tout cas pour la lecture et les idées. Finalement je n'ai peut être pas un suiveur unique!

 

Maintenant que la catégorie est créée... commençons par expliquer pourquoi "Petit Pixel".

 

L'historique étant ce qu'il est, je suis tombée enceinte à un moment où on n'y croyait plus. Je ferais sans doute un jour un post complet sur l'historique de ma maladie, mais comme ça pourra être long... Je vous épargne les détails en guise de cadeau de Noël!

 

Donc un petit miracle s'accroche enfin dans mon ventre, naturellement, au moment ou on lançait le traitement pour une conception artificielle (fécondation in vitro pour les intimes).

Évidemment, branle bas de combat chez les médecins et sages femmes qui me suivaient, qui m'avaient prédit que ça n'arriverait jamais naturellement...

 

Il est quand même possible que ça cloche!

Il faut donc vérifier au plus vite que tout va bien, que l'embryon est bien où il doit être et pas ailleurs (une trompe, ou je ne sais où qui sera catastrophique.)

 

Du coup je me rend à mon centre d'échographie préféré, espoir au coeur et (quand même) angoisse au ventre. 

La suite est facile à deviner compte tenu que j'ai fini par le mettre au monde...

Tout va bien, il est au chaud dans l'utérus, il arrive de l'ovaire gauche. Il s'accroche.

L'échographe me montre une toute petite chose qui clignote faiblement à l'écran.

Et me dit que c'est son coeur.

Un pixel qui clignote, minuscule.

Le plus beau pixel que j'ai jamais vu. Le plus fragile aussi.

J'ai failli sauter au cou de l'échographe (chevalier de la légion d'honneur, s'il vous plaît!)!

 

Les vingts minutes de salle d'attente (à patienter pour l'impression de l'examen) furent larmoyantes (et j'ai connu la joie de la pénurie de mouchoir). On me regardait bizarrement ("elle a eu une mauvaise nouvelle?") mais qu'importe.

J'avais vu mon petit pixel (qui deviendra grand)!...

 

Et ai gardé le surnom qui lui va plutôt bien (fils de geek, va!)

 

Sur ce ... joyeuses fêtes à tous!

Par Aelig - Publié dans : Monologues Avec Petit Pixel
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 18:17

Maintenant j'ai un VRAI souci.

 

Ce blog s'appelle Monologues Avec Paris... Et je ne vis plus à Paris!

 

Que faire... Le renommer?

Pourquoi pas...

Petit test d'inspiration!

 

(allez quoi, tu peux le faire, toi qui pond des sonnets à l'heure ou les auteurs de comédies musicales oublient les e muets!...

-ça me rend dingue ça d'ailleurs! C'est un vrai scandale! Je vais militer pour la réhabilitation des e muets dans la chanson française!...-)

 

Monologues Avec La Banlieue... (Mouais. Bof. Un peu trop connoté d'office.)

 

Monologues Avec Le 93 (Hum... voir commentaire ci dessus!)

 

Monologues Avec Epinay Sur Seine (heuuu encore plus mouais, bof.)

 

Monologues Spinassiens (alors là plus personne ne comprend de quoi il s'agit. C'est drôle mais c'est dommage!)

 

Monologues Avec Mon Fils (c'est vrai que j'y consacrerai bien un blog entier tellement j'ai de choses à lui dire... Mais au bout d'un moment, il va savoir lire, écrire, et me trouver gonflante, non?)

 

Monologues Avec Moi Même (...et ta schizophrénie? Nous allons bien, merci.)

 

Monologues Avec Mon Nombril (égocentrique à souhait)

 

Monologues. (là ça devient  scolaire et ennuyeux, et de 1 à 2 visiteurs/jours on passera à 0.)

 

 

Mais j'y pense! Je continue de fouler les couloirs sous terrains de mon Paris bien aimé tous les jours (la joie de la reprise) et même un peu de son bitume.

 

Faisons simple.

Laissons ça tel quel!

 

Toi, mon (presque) unique lecteur, qu'en pense-tu?

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 14:55

 

Le jour est arrivé. 


Appartement vidé de 5 ans de vie, de la succession de 7 colocataires, de ses meubles (y compris moi) . 

Trois existences entières casées dans 20 mètres cubes et portés par les gros bras des vrais amis.


Tour dans mon désormais ancien quartier, repas à notre brasserie habituelle, seule, celle qui nous avait servi notre premier café, quand ex boyfriend et moi venions de visiter un super grand appart' parisien en espérant pouvoir le louer... 

La boucle est bouclée. 


Dernier rendez vous à l'hôpital qui touche ma (mon ex) rue, toujours seule. 

La première fois depuis un an. 

Bébé inside puis outside, étant même passé d'un état à l'autre dans ces locaux. 

Histoire de clôturer cette année déjà bien remplie, vérifier que les suites de la naissance ne m'ont pas trop entamée.


La pmi ou je ne le ferais plus peser. 

Le petit square ou je ne le baladerai plus. 

La pharmacie ou les employées ne s'extasieront plus sur mon "superbe bébé qui pousse vite"! 

Ma coiffeuse, qui m'avait fait mon sublime chignon de mariée. Qui gazouille quand je passe devant la boutique avec la poussette.

J'ai pas envie de confier mes cheveux à quelqu'un d'autre!

Le meilleur kébab de Paris (fermé pour raisons familiales depuis deux mois... sans regrets donc?)

Les restaurants du quartier où on avait nos habitudes, même avec le petit bout...



Les clefs sont rendues.

Froid état des lieux, examen minutieux de ces locaux vidés de leur essence, où j'ai vécu tellement de choses. 

Où ma vie a changé tant de fois.

Où j'ai vécu ma post-crise d'ado (mon "grand n'importe quoi" comme j'aime à l'appeler!) avant de me poser définitivement.


Où je me suis fiancée, préparée pour mon mariage, suis revenue de la maternité. Contrairement à ce que je croyais, certains hommes n'ont pas peur de l'engagement, et quand ils savent exactement ce qu'ils veulent, point besoin d'une décennie pour les convaincre!

Où j'ai appris un peu mieux qui j'étais. Et ce que je voulais.

Où je suis venue sur un coup de tête de ma province, un peu à l'arrache, comme tout ce que je fais. Et parfois ça marche.

Il faut rentrer en banlieue, chez moi. 

Nouveau lieu, nouvelles habitudes. 

Ni kébab ni pharmacie ni coiffeuse au pied de l'immeuble...



Mais à présent ...


je suis proprio! 

Pour la bonne cause, fiston ayant maintenant sa chambre à lui et rien qu'à lui, hautement décorée de njut* et autres showrooms de doudous tout doux.

Parait que les bébés qui dorment avec leur parents ont du mal à dormir seul ensuite, que la transition est trop dure...

Pas le mien, il a tout de suite adopté son grand lit mammut! (c)


Donc nous avons échangé un F2 contre un F4 (et 25 ans d'engagement, si ça c'est pas aimer son banquier)

Un F2 bien sombre, rez de chaussée en vis-à-vis, lumière artificielle allumée sans arrêts.

Un F4 au 6e extrêmement lumineux, un de mes chats a même eu peur des rayons de soleil pendant une semaine tellement il en avait perdu l'habitude!


Et la cerise sur le gâteau...


Compte tenu de mon état de santé...

(en fait je dois être vraiment malade, puisqu'Allianz refuse de m'assurer dans ce cadre pour le prêt... pied de nez à tous ceux qui m'ont traité de simulatrice :p 

et super haute estime d'Allianz... mais c'est un autre débat.) 

je reste suivie à l'hôpital Bichât, qui trône au beau milieu de mon ex quartier.


Le blues qui m'assaillait quand je me suis rendue à mon rendez vous médical a disparu, je repasserai quand même de temps en temps!


Ce n'est donc qu'un au revoir, 18eme adoré!...

 

Par Aelig - Publié dans : Home Sweet Home
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 10:40

Le dilemme est terrible.

Tout le monde se regarde dans le blanc de l'oeil, attendant de dégainer la raison qui le ferait l'emporter sur les autres.

 

Mieux que dans n'importe lequel Sergio Leone.

 

On propose la courte paille, les chaises musicales, pour trancher.

Des nerfs menaçants sont brandis, faute de vraies armes.

Le diabète virtuel de certains est lancé comme argument, contre attaqué par le poids de grossesse que d'autres devraient continuer a perdre.

 

Personne ne veut lâcher l'affaire.

 

Moi non plus.

 

J'y arriverai.

 

 

J'en aurai un À MOI.

 

 

Un de ces délicieux muffins, qui ont le seul désavantage d'être 7 ... Pour 9 ...


Comment en est on arrivés là?

 

Après un déménagement éprouvant, je ressens le besoin vital de voir ma soeur et son mari.

Sur cette invitation se greffe un ami qui nous a aidé a retaper l'ancien appartement puis le frère de Ghazz et sa fiancée. 7 en tous.

Je propose à ma soeur d'apporter le dessert (elle cuisine trop bien donc ça promet d'envoyer dans les papilles!).

Samedi soir, nous rentrons de l'appartement parisien que nous quittons, un peu écoeurés par l'ampleur du travail qu'il reste à y faire pour ne pas voir la caution s'effondrer telle une action du CAC 40... Et proposons à un couple d'ami voisins du nouvel appartement de rester non pas pour l'apéro (comme initialement prévu) mais de dîner aussi avec nous. La nourriture pour 9, on la prend sur le chemin, et un gâteau ça se coupe en 7 aussi bien qu'en 9.

 

Là fut notre terrible erreur.

 

Ma soeur arrive avec ses "tup" pleins de 7 muffins chocolat maison.

Et me fait remarquer que si je sais encore compter, y'a quand même un petit souci.

 

Et nous y voilà, ils sont posés sur la table, parsemés de pépites de chocolats, aussi beaux qu'une tour Eiffel clignotante, à nous donner envie de nous battre pour en avoir un.

Bon.

Ma soeur et son mari décident d'en prendre un pour deux.

Ghazz et moi étant les hôtes, nous décidons d'en partager un également.

Le compte est bon, tout le monde peut se régaler et partir à la recherche de l'ingrédient mystère (cassoulet? Citron? Viande de bœuf? Tabasco? Non... Nutella...)

10 minutes plus tard, personne ne comprend.

Il en reste 2 sur la table.

Voilà que deux invités nous expliquent, avec illustrations et exemples, que les desserts c'est pas leur truc, que c'est très rare quand ils en mangent, non mais franchement tu m'as déjà vu manger un gâteau?

Ok, et nous laisser nous entre-tuer pour du chocolat, tu trouvais ça distrayant?...

 


 

Moralité (s'il en est une à cette lamentable bataille inutile) :

 

tout ceux qui le voulaient furent rassasiés de chocolat, et jamais nous n'oublieront le nom de ceux qui n'aiment pas les desserts!...

 

(d'ailleur la prochaine fois que je vois un des deux plaisantins approcher un muffin, je vais me régaler... au propre comme au figuré!)

Par Aelig - Publié dans : Dionysos
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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 10:09

Ah cette période bénie. Certaines sont sur un petit nuage, planantes d'hormones, mieux que n'importe quel shoot de protoxyde d'azote, d'ailleurs dixit la maman de 12 (oui oui, 12) enfants "c'est vraiment la période que je préfère!" (bah heureusement parce que neuf mois fois 12 ça doit faire long quand t'es malade à crever!...)

Évidemment ai je envie de dire, je ne fais pas partie de ces enfoirées de veinardes cette partie de la population féminine. 

J'ai eu ma part de joyeusetés, qui trouveront sans doutes un post rien qu'à elles dans ces pages.

Mais le plus drôle dans la grossesse reste l'entourage... Proche ou même moins. En quelques mois me voilà devenue la coqueluche des commerces de mon quartier!

tout le monde y va de son petit commentaire... IL FAUT que vous compreniez qu'ils ont bien VU que vous étiez enceinte... au cas ou vous ne le sauriez pas! (et je suis loin d'avoir le profil d'une femme en déni de grossesse.)

Quelques exemples de l'enthousiasme universel :


* le "boulanger" de la petite surface du coin (qui savait pas quoi dire, alors autant faire de l'humour) : "Vous accouchez pas maintenant hein! Attendez d'être sortie! Haha!" 

Ah mais t'inquiète pas, lolilol xptdr, je ne crois pas être capable d'accoucher en 20 secondes juste pour que tu aies une anecdote à raconter à tes copains ce soir au pub!

J'ai gardé un grand sourire, et même feins de trouver ça drôle. Mouahaha.

 

 

* la gardienne (qui ne m'a jamais vraiment porté dans son coeur en soi, trop de colis et de chats pour une seule personne) qui tient à savoir si je vais bien, si je fais bien attention à ne rien porter de lourd (j'ai le dos pourri de base, t'inquiète, je ne porte jamais rien de lourd, même pas enceinte), et la péridurale, c'est super, vous avez même pas mal (ah bon?!), c'est vrai hein, on invente de ces trucs de nos jours...

 

 

* la pharmacienne, toujours toute émue, qui me demande à chaque fois le sexe du bébé, c'est pour quand? Et ça va bien? Sûr? (garçon, septembre, oui, Obiwan Kenobi, enfin comme les autres fois quoi!...)

 

 

* des gens dans la rue (que je connais évidement pas)...  "AHHHH mais c'est pour BIENTOT!" (heu... non... calme toi va, tu vas faire un infarctus!)

 

 

* au restaurant, une mamie désoeuvrée qui est restée au moins 2 heures à sa table en réduisant en bouillie son dessert, seule. Elle a du passer 1h30 à me regarder, mi émue mi émoustillée, à guetter chaque coup d'oeil que je pouvais lui jeter pour m'afficher un immmmmense sourire. Quand les serveurs ont fini par lui faire comprendre que ça commençait à faire long, elle est venue me voir pour me souhaiter tout le bonheur du monde, félicitations et courage, tout ça, tout ça; avant de quitter les lieux. Mignon certes. Mais pesant quand même.

 

 

* des connaissances (certaines avec qui je n'avais jamais parlé auparavant...) qui ont une femme de leur entourage qui a vécu un accouchement épouvantable et long et éprouvant, ma pauvre, comment tu vas prendre cher. Tout le monde connaît quelqu'un qui a souffert le martyr, a fait une hémorragie, qui a perdu le bébé le jour J, qui a eu un travail de 40 heures tout ça pour une césarienne, bref, y'a pas de raison, toi aussi tu auras ton lot à raconter après, car ça va être digne de Jack l'éventreur remixé avec Alien!

Je me sens tout de suite vraiment rassurée!... Youpi,maintenant  j'ai hâte de le mettre au monde.

 

 

* le gros ventre devient une propriété publique. Tout le monde veut le toucher, savoir comment ça fait, et on sait jamais, s'il donnait un coup de pied! (heureusement ça ne me dérange pas trop, mais on a du me demander l'autorisation une fois sur trois, quand même...)

 

 

Mais aussi force est de constater que certaines personnes que je fréquentais, un peu distantes, sont devenues toutes émues et souriantes (c'est vraiment joli à voir) ou d'apprécier le lien que ça peut créer avec les autres futurs parents/parents de jeunes enfants, avec lesquels le sujet est intarissable.

 

C'est vrai alors, on passe dans une autre catégorie? On devient grands et responsables? On peut disserter des heures sur les nausées/la rétention d'eau/le contenu d'une couche/la dernière poussette canne?

 

Y'a pas à dire, ça fait envie! :D

Par Aelig - Publié dans : Mutter
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 18:11

Moins de poésie, à croire que quand ça va pas trop mal, c'est des phrases sans rimes qui me viennent... Quoique l'inspiration est quelque chose de tellement aléatoire qu'on va pas trop la titiller!


Donc je me devais de parler des joies du mariage. Soyons clairs, ce fut une journée magnifique, on a vraiment eu beaucoup de chance, car chaque mariage devant avoir ses ratés, nous n'en avons eu aucun (enfin rien de grave).

(Que ceux ayant crevé un pneu à Cergy avant de nous rejoindre me pardonnent de m'exprimer ainsi)

Quand je pense au mariage ou ma soeur, devant faire la voiture balais, tombe évidement en panne au moment de partir à la mairie. Elle s'en est d'ailleurs rendue malade de stress! Ou cet autre mariage, que le second témoin de la mariée n'a jamais rejoint pour faire son office...

Je me dis qu'on est des super veinards.

Pas ou presque de personnes aigries (elles avaient mieux à faire que de venir nous pourrir, ou ont suffisamment été alcoolisées discrètes pour que ça passe inaperçu le jour J) deux personnes ivres mais juste à la fin, pas de Patrick Sébastien ni de Bézu, pas de jeux trashy, pas de pièce montée qui tombe, de grande révélation familiale qui gâche tout, de bagarre, tout le monde avait l'air à peu près content, bref ce fut vraiment super kioul.

L'organisation a été plus sportive. Je garde en mémoire quelques petits moments de panique générale, souvent agrémentée du franc rire de ceux pour qui ça ne peut qu'être drôle (en l'occurrence les petites mains charitables qui ne sont PAS les mariés).

Que nous soyons bien clairs. Mon aficionado (appelons le Ghazz en référence à l'un de ses personnages préférés) n'est pas quelqu'un qui panique facilement. C'est même quelqu'un de connu pour son calme en toutes circonstances, jamais un mot plus haut que l'autre, ne cherche pas les conflits, bref ultra kioul.

Je l'ai vu paniquer deux vraies fois, et à un moment il m'a envoyée méchamment sur les roses (quoique je plaide aussi coupable que lui sur ce coup).

Petits résumés des épisodes "surtout ne vous mariez pas, c'est que du stress pour rien".


* La dernière panique a eu lieu sur le parvis de l'église, l'après midi du jour J, quand au bras de mon père nous attendions que Ghazz et sa maman partent devant. Le teint de Ghazz , tirant entre le vert et le blanc, nous laissait imaginer que c'était pas la grande forme. Il nous a regardé tous les trois, pour nous dire en tentant de donner le change ... "j'ai envie de vomir!"

J'ai essayé de le rassurer, en lui faisant remarquer que de toute façon, civilement nous étions déjà mariés (à la mairie le matin), que là c'était la beauté du geste (église où ses parents se sont mariés, avec le prêtre ami de la famille qui aurait du officier si à cette date il avait été en France) bref, juste un beau moment ou nous avions choisi chaque virgule et qui nous ressemblait! 

Peine perdue, j'ai eu un demi sourire et ils partis devant nous, pendant que nos copines et soeurs chantaient à capella notre musique d'entrée :   

 

 

 

 

qui, il faut le savoir, me faire pleurer quasi systématiquement. Alors chantée par une chorale avec que des filles qu'on aime dedans... c'est la fontaine assurée!

Donc pour résumer notre entrée à l'église fut, pour Ghazz
"faut pas que je vomisse, faut pas que je vomisse, faut pas que je..." 

et pour moi
"bon bah voilà. Le plus beau jour de ma vie, et je pleure, j'ai le nez qui coule et tout le monde est tourné vers moi. Super."

Ghazz a rapidement retrouvé ses couleurs, on m'a passé discrètement un paquet de mouchoirs et tout fut bien qui finit bien. 

bonus = fou rire de témoins quand le prêtre a appelé "le porteur des anneaux" mais bon paraît que quand on est fan du Seigneur des ... Anneaux, c'est drôle!

* Pour bien expliciter la seconde crise de panique, il faut que je commence par raconter l'envoyage sur les roses, et le deal provocateur de stress que nous avions passé en découlant.
Nous sommes depuis trois bons mois sur la confection des fair-parts avec la soeur artiste de Ghazz, et là ça y est, un dimanche après midi, ça sent le sapin, on touche au bout, reste juste à les monter (on a fait "simple" hein, photos + pleins de feuilles à assembler à coup d'attaches parisiennes colorées), à écrire les adresses sur toutes les enveloppes et youpiya on envoie.

Petites mains rassemblées chez l'artiste autour d'un goûter pack de bière, les 120 fair-parts sont bouclés, restent quelques enveloppes à faire, mais c'est désormais une formalité (puis une des petites mains ayant tendance à mettre des surnoms "private joke" sur les dites enveloppes, on se dit qu'on va finir à la maison, tranquille, histoire d'être surs que le facteurs ne nous maudisse pas trop.)
On est contents, c'est fait, le fair-part est chouette et trèèèèès original, bref c'est tout nous.
La collocataire de l'artiste prend un des fair-parts histoire d'admirer le travail fini, et nous fait remarquer qu'il manque un petit détail.
Oh, trois fois rien, hein, juste la date de l'évènement.
Je change de couleur. 
Deux des petites mains commencent à rire grassement.
Ghazz en prend un, le retourne dans tous les sens, pas de date.
Là, pour le moment, c'est moi qui panique. Aucun endroit ne paraît propice à l'ajout de la date, on est foutus, faut tout brûler et tout refaire, ou on se marie plus
Ou on trouve un truc pour tamponner ça à l'arrache.
Ou on découpe en tranches les deux dont le rire est proportionnel à ma crise de panique.

(la solution fut trouvée la semaine d'après par l'artiste et moi même, un petit bout de post it coloré, un tampon avec la date et hop! un fair-part encore plus conceptuel, j'ai même entendu des "mais c'est génial! vous avez eu l'idée comment?"
Aahahah. si tu savais.) 

Dimanche soir, tout est fermé, impossible de trouver LA solution dans la minute. Chacun rentre dans ses pénates.
Ma crise n'étant pas tout à fait finie, je commence à m'en prendre à Ghazz dans la voiture. C'est vrai quoi, à croire qu'il a pas envie de se marier, il a écrit aucune enveloppe, puis en plus y'en a marre qu'il s'investisse pas, franchement... Le pire que le genre morue ai pu produire dans l'anti communication, j'avoue.
Après avoir essayé d'en placer une trois fois, il tente la manière forte.
"MAIS TA GUEULE!"
...
Soufflée je suis.
...
Il tente : "J'aimerai juste en placer une"
...
"Oui bah là j'ai plus envie de t'écouter. Tu ne me parles PAS comme ça!"...

Puis silence partagé. Notre pire crise qui a bien duré... dix minutes. Le temps de s'expliquer, nous n'étions pas encore arrivés chez nous.
Et il m'a garanti de gérer le plan de table à lui tout seul pour éviter de nouveaux conflits stériles, pour compenser sa non participation aux enveloppes et parce que (je cite) "ça m'amuse ce genre de trucs!" 
Je vérifie par trois fois qu'il est VRAIMENT VRAIMENT sur de vouloir se cogner cette galère tout seul.
Oui, oui qu'il m'assure, ça va le faire, vraiment, ça l'éclate.
et nous voici donc au pourquoi du comment de la 

*crise de panique numéro 2!
Coup de fil de la salle, une dizaine de jours avant.

"Bon bah là on est bon, il nous manque que votre plan de table, les menus..."
"Quoi les menus? C'est pas vous qui les faites?"
"Ah non ça c'est vous, il nous les faut lundi soir. Avec le plan de table et tout ce que vous voulez nous donner pour le jour J!..."
"Mais le plan de table... on peut pas l'amener le jour même?"
"Bah non, nous, faut bien qu'on dispose les tables et les étiquettes, hein!"

Mais ils savent bien ce qu'on mange... non? Même que c'était un scandale, les tagliatelles fraîches avec le magret, que le cuisinier a hurlé qu'on était des hérétiques qui ne comprenions rien à la cuisine française tellement que des pommes de terres ça aurait été vachement mieux (bande de béotiens) ?
Puis les étiquettes... le placement... on avait zappé!
Lundi soir... on a une semaine... bon.
(Clés en main qu'ils disaient! "Vous faites rien, nada, que dalle, on s'occupe de tout! (sourire freedent de mafia)"
grrrr)

130 invités!...

Bon les menus, ce fut vite réglé, encore grâce à l'artiste et sa bien aimée imprimante, un menu par table histoire de lancer les conversations pour au moins se passer le menu (et de le critiquer, t'as vu, y'a même pas de pommes de terres!).
Une grosse dizaine et menus, et youpi c'est parti.
Le plan de table, no problem. Ghazz a dit qu'il fait, il fait!
Empiétant allègrement sur son temps de travail et sur nos soirées, il s'offre le luxe d'en faire plusieurs et me demande mon avis à chaque fois. 

"c'est super, chéri!"
"non mais en vrai, ton vrai avis, tu regardes vraiment"
"heu mais on avait dit c'est toi qui fait tout! et tu as mon entière confiance, promis!"
"steuplé!"
"bon... (coup d'oeil) c'est super, change rien"
"pfff."

Le mercredi, il envoie notre version finale à sa soeur et sa mère, pour avoir un avis sur les placements des membres de sa famille. Si changement il doit y avoir, nous prévenir le plus rapidement possible.
Pas de nouvelles, bonne nouvelle, tout va bien, il va pouvoir confectionner son plan de table format poster avec pleins de photos de Paris dessus (parce qu'on aime Paris, mais je crois que sur ce blog, ça se ressent un peu)
Arrive le déjeuner dominical dans la belle famille, histoire de se détendre un peu, on ne se marie jamais que dans une petite semaine.
Et là, au dessert, jolie maman trouve que le plan de table ne va plus du tout.
Joli papa nous annonce que le fils de la nouvelle femme du cousin a décidé de manger le magret à l'oeil lui aussi, ainsi qu'un couple d'amis. 

"réponse pour fin avril", nous sommes le 29 mai, le chiffre final a été donné à la salle, greuh.

J'ai vu au fond de l'oeil de mon futur une lueur que je ne connaissais pas... Mélange de ras-le-bol, de panique, d'exaspération et de faut-que-je-sorte-d'ici-sinon-je-vais-casser-quelque-chose.
Jolie maman nous promet de nous refaire la moitié du plan qui ne lui convient pas pour le soir même et de nous appeler pour nous donner les noms.
Je prends Ghazz par la main et lui propose que nous commencions à confectionner la partie du plan ou les tables sont ok. Je découpe, je colle, je lui souris, je fais diversion.

Bilan
00h au téléphone avec jolie maman pour noter les nouvelles tables. 

02h : noms collés, plan terminé, ouf, demain soir la salle aura son plan, et ses trois nouvelles étiquettes pour les retardataires qui avaient pas envie de prévenir aux dates demandées.

Nous noterons tout de même que le jour J le fils de la nouvelle femme du cousin a râlé que son nom avait une faute...
Mais re greuh, quoi, hein.

Bref le mariage c'est super, mais je crois que je ne pourrais pas être wedding planner, et Ghazz non plus.
Au moins ça nous ferme une idée farfelue de reconversion qui aurait pu nous traverser un soir de pleine lune.

(un peu comme celle de se marier, d'ailleurs!...)

Par Aelig - Publié dans : Love, Exciting and New
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