Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 13:43

Un vendredi 13 voit se dessiner le troisième anniversaire de ce jour où, 48 heures après une soirée étrange et arrosée chez toi, tu m'as rejoint dans ce petit café de mon 18ème, officiellement pour me rendre un bijou égaré (et neuf) par mon meilleur ami, officieusement pour que je puisse voir si, ce garçon rêvé, attendu, cherché ardemment dans la vie et sur la toile, ce pourrait être toi.
Je me suis bien fait remonter les brettelles, au lendemain de cette soirée, quand ce meilleur ami m'a fait remarquer que sauf preuve du contraire, tu étais exactement l'homme de mes rêves selon tous les critères que j'avais précités, et déjà raide dingue de moi!

C'est donc les oreilles retaillées en pointe que je lui ai répondu "ok, on va prendre un café alors".

 

Il faut avouer que mon radar à connards ne t'avait pas vu. Et pour cause, c'est un radar à connards très pointu, plus le garçon est un connard, plus mon radar hurle qu'il me plaît vraiment et qu'il faut tenter le coup.

Sans mièvrerie aucune, ni petits oiseaux ni cuicui à coeurs blingees, tu es l'anti thèse du connard. A en faire taire mon radar.

Un vrai garçon gentil, timide, fêtard et drôle.

Tellement timide qu'à chaque fois qu'on s'est dit bonjour avant ce café, je n'ai vu que tes longs cheveux, ton regard baissé sur tes chaussures.

 

Je me rappelle de nous devant ce café, un peu perdus tous les deux, pour la première fois en tête à tête, parlant de tout et de rien, histoire de ne pas aborder le sujet pourtant cité à la prise de ce rendez vous, à savoir, est-ce qu'on tente notre chance ensembles?

 

Puis les passages dans notre bar fétiche, entourés de nos amis, qui nous poussaient chacun de leur coté "mais VA LUI PARLER!"

"mais EMBRASSE LE/LA!"

 

Finalement je t'avais dit que pour éviter cette envahissante participation (qui partait d'un bon sentiment, certes, mais ô combien pesante) nous allions aller au restaurant ensembles, seuls.

 

Je n'ai su qu'après que toute ta famille avait été consultée sur où m'emmener, comment faire pour me séduire, etc... Nous en rigolons ensembles aujourd'hui.

 

Dans ce restaurant, nous avons commandé la même chose. Et les assiettes sont reparties à l'identique, la tomate et l'endive intactes.

Tu me l'as fait remarqué, et j'ai adoré ça.

 

J'ai appris à te connaître.

Je suis rapidement tombée raide dingue de toi.

Ce garçon timide, qui peut paraître un peu austère quand on ne le connaît pas de par la sobriété de son apparence, c'est avéré être un garçon fun.

Cultivé.

Intelligent.

Un artiste accomplit, dessinateur talentueux, et à qui aucun instrument de musique ne résiste, même pas une cornemuse.

Drôle aussi, apte à comprendre mon humour bizarre. Et à en rire!

Le même sens du festif, nos amis ayant fini par fusionner.

 

Aujourd'hui nous avons 3 ans. Il paraît que nous devons nous séparer, car de toute façon, ça ne durera pas plus.

Dans un monde ou tout est consommable et éphémère, où certains se marient "pour un temps" sans y croire plus que ça, ou la quantité prime plus que la qualité.

 

Sommes-nous en danger?

 

Nous avons survécu à l'organisation d'un mariage.

 

A l'attente d'un enfant, et toute la batterie médicale que ma maladie provoque quand on en veut un .

Et un miracle nous a touché du doigt, veinards que nous sommes.

 

Nous avons survécu à l'achat d'un appartement, l'angoisse du ballotage entre les banques, l'agent immobilier proche de l'incompétence, et la propriétaire pressée d'avoir son argent.

 

Nous survivons à tout ça.

 

Et trois ans ou pas, j'ai envie de connaître la suite à tes côtés, de voir notre fils grandir dans tes bras, de voir si un autre miracle daignera s'accrocher en moi.

 

De finir notre chez nous à notre image, de faire des fêtes hors du temps pour nos anniversaires de mariage, de faire un truc encore plus énorme quand ça fera 10 ans, 20 ans...

 

Parce que même si ça fait trois ans, je ne me lasse pas de toi.

Parce que vivre près de toi me fait du bien.

Parce que j'apprends à avoir confiance en moi à tes côtés.

Parce que tu n'es pas l'homme de mes rêves...

 

Tu es tellement mieux que lui!

Par Aelig - Publié dans : Love, Exciting and New
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 10:41

Papy, mon Papy.

 

 

Le mode aléatoire de mon lecteur de musique met une de ces chansons que l'on charge d'histoire de par les circonstances où on l'écoutait.

 

Telegraph Road de Dire Straits raisonnera pour toujours dans cette chambre d'ado ou j'ai appris que tu étais mort.


J’y retrouve le goût bizarre des cours au lycée avant un enterrement.

Ma petite soeur en lames, dévastée, obligée de devoir choisir sa tenue le jour de son anniversaire, comme tu es parti la veille.

Ma famille qui me demande de lire dans l'église, comme «tu fais du théâtre, tu vas faire ça bien!»

Pas le courage de répondre que c'est pas parce que je fais du théâtre que j'ai moins de peine que les autres.

Que j'en suis plus capable.

 

Puis mine de rien, j'ai été à la hauteur. J'ai mis le ton autant que je pouvais, une larme ou deux perlants quand même.

Un regard appuyé sur l'assistance pour les derniers mots.

Et je suis heureuse d'avoir fait, en hommage à toi, une des choses que je fais le mieux.


Ce cimetière froid où tu as rejoint ta femme, que je n'ai pas eu la chance de connaître.

Où mon père, en repartant aux côtés de son grand frère, a dit la phrase la plus triste que j'ai entendue.

«Voilà. On est orphelins.»

 

Papy, mon Papy.

 

 

Si j'en crois l'histoire, tu n'as été ni un père, ni un beau père parfait, loin de là.

 

Traumatisme d'une guerre, où tu es parti te jeter dans la gueule du loup allemand, en connaissance de cause.

Même ta femme, qui a remué ciel et terre pour te ramener, n'a pu t'arracher au devoir que ton pays t'imposait.

5 ans plus tard, te revoilà. 5 ans de prison, un passage en camp histoire d’en rajouter une couche, tu rentres, à pied.

De retour chez toi, l’un des deux seuls survivants de tout ton bataillon, regardé de travers par ton  pays car pour en revenir, t’avais dû en lécher, des bottes de sale boche.

Tu fais 36 kilos.

Tu es écoeuré à vie du pain d’épice, une des rares choses que tu ais réussi à manger pour survivre.

Je me rappelle du bond de mon père, quand j’ai voulu une fois t’en couper un morceau.

Qui m’a arrêté dans mon élan, et qui a bien été obligé de m’expliquer pourquoi.

 

 

Mon père, ému au possible de trouver par hasard dans des archives vidéos sur la seconde guerre, une image furtive de ta femme sur un quai de gare, qui, après un regard mal-aimable à la caméra, fait un coucou à un soldat au loin.

Toi.

Il n'était même pas encore né.

  

Un jour je t’avais demandé de me raconter la guerre.

Tu m’avais fait un beau cours d’histoire, avec dates et tout.

Moi qui te demandait de parler de toi.

Je comprends maintenant que je sais, pourquoi tu n’as pas raconté ton histoire, le cauchemar que tu as vécu.

Mais sur le coup j’ai été déçue, imaginant que cette incompréhension entre nous était générationnelle…

 

Papy, mon Papy.

 

 

Oui, de ce que j’en sais, tu n’as pas été un père idéal.

Mais tu as été un grand père parfait.

 

Quand tu nous chantonnais, à ma sœur et moi, cette comptine désuète

 

« Dansons la capucine,

Y’a plus de pain chez nous

Y’en a chez la voisine

Mais ce n’est pas pour nous

Youuu les p’tits cailloux ! »

 

L'enfant trouvait ça rigolo.

L’adulte que je suis aujourd’hui pourrait en faire une étude de texte historique sur la famine.

 

Quand tu nous regardais, les yeux émus, en te disant à haute voix

« Ahhh, la France de demain »…

Je me demande souvent ce que tu penserais de nous, maintenant, la France d’aujourd’hui…

Serais-tu fier ?

 

Quand tu m’as offert mon dictionnaire des rimes, suite à mon prix pour les Vacances des Couleurs

Et l’encyclopédie des œuvres littéraires françaises pour mon brevet, qui m’a servi pendant toutes mes études supérieures, et même avant…

Peut être toi seul avait compris que non, moi, contrairement aux autres membres de cette famille, ça ne serait ni les maths, ni les sciences !...

 

Cette fois ou tu nous a prêté ton cigare, à ma sœur et moi. Nous étions petites, peut être était-ce une manière de nous dégoûter du tabac ? Ou juste pour rire ? Je ne sais pas où tu voulais en venir, mais encore aujourd’hui, je trouve ça drôle.

 

Tes jeux d’échecs, les stratégies que tu découpes dans le journal tous les samedis. Qui ne te servent jamais, à ce que j’en vois.

 

Tes vieux dominos en ivoire.

 

Papy, mon Papy.

 

 

Tu as survécu à la seconde guerre, au deuil de ta femme, d’un de tes petits enfants. A plus de 80 ans tu continuais à aller travailler dans ton bureau, la boîte que tu as créée, l’après guerre ayant sûrement réveillé en toi la niaque d’un homme d’affaire intransigeant et efficace.

 

C’est le col du fémur qui t’as précipité dans la spirale de la vieillesse.

 

Dans mes transports remplit d’indifférence, mon mouchoir se mouille.

 

Je pense souvent à toi. On vivait dans la même maison, mais on ne se croisait que le week-end. Avant que ma mère s’en aille avec ses enfants sous le bras, te laissant mon père malheureux au possible.

 

J’espère que tu es fier de moi.

 

Les conversations d’adulte à adulte que nous aurions pu avoir me manquent.

 

Ton regard aimant, au maximum de l’antidémonstration familiale, me manque.

 

Et même les mémorables engueulades du samedi entre mon père et toi, qui grinçait des dents de ne pas trop oser contredire le patriarche que tu étais, me manquent.

 

Ça va faire 16 ans en mai que tu me manques.

 

Et tout les questions je pourrais te poser aujourd’hui resteront sans réponse, un vide absolu, que je comble avec le peu de souvenirs que l’enfant puis l’ado égoïste que j’étais a gardé de toi.

 

Papy, mon Papy.

 

 

Quand tu es parti, ce n’est pas une bibliothèque qui a brûlé.

 

 

C’est tout un pan de notre histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Par Aelig - Publié dans : Home Sweet Home
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:04

         Si l'on en croit les médias, alimentés depuis longtemps par des Mireille Dumas ou des Ségolène Royale en pleine crises de paranoïa, les rôlistes (joueurs de jeu de rôles) sont des malades.

Ils font des sacrifices rituels dans les cimetières la nuit pour invoquer des forces obscures, se cachent derrières leurs longs cheveux, ils terrorisent les grands-mères honnêtes dans les prisu et pour finir ils se suicident.

 

MAIS BIEN SUR.

 

Partons du principe osé mais toutefois acceptable, qu'un jeu de rôles est un loisir. ("JEU" de rôles, je vois pas comment être plus claire.)

 

Qu'un loisir quel qu'il soit peu faire disjoncter n'importe qui de pas trop stable dans ses neurones.

(vous n'avez pas vu ce fan de point de croix attaquer ses camarades de couture à coup d'épingles? Non? La presse vous cache des trucs alors!...)

 

Plus sérieusement, ça reste un loisir extraordinaire (le jeu de rôle, hein, pas le point de croix (quoi que je n'ai aucun problème avec les brodeurs qui font une bien belle activité, cela va sans dire)).

 

Moi même rôliste et même GNiste les soirs de pleine lune ( => joueuse de "jeu de rôles Grandeur Nature") depuis plus d'une décennie, je ne nie pas un certain grain de folie, assumé et plutôt drôle, en soi (je dis "plutôt" parce que si j'avais gagné un euro à chaque regards dubitatifs que j'ai reçu dans ma vie...)

 

CEPENDANT

 

Je ne suis pas suicidaire.

Je ne suis pas sataniste.

Je ne suis pas une gamine (hein papa? qui trouves que j'ai "plus l'âge pour ces trucs"!)

Je trouve que le jeu de rôle c'est kioul et rigolo.

 

Nous en venons donc tout naturellement au petit cours théorique sur

mais c'est quoi donc le jeu de rôle?

(qui va servir strictement à rien car mes lecteurs sont des potes et donc majoritairement des agresseurs de grands-mères dans les prisu des rôlistes. Mais bon c'est MON blog alors je fais qu'est ce que je veux. Na.)

 

Pour le jeu de rôle classique dit aussi sur table (bah oui, faut bien une table pour lancer des dés), on est tous assis tranquillement, avec sa feuille de personnage devant soi  (qui défini les caractéristiques du personnage, un intello n'étant pas un gros barbare armé et vis-versa, soyons logiques)  et son stock de dés (chaque action étant soumise au très impartial lancé de dés. )

 

Pour donner une idée de l'importance de ces lancers: au dessus d'un certain nombre, c'est bon.

En dessous, tu te vautres.

 

Si tu fais le minimum possible, ça fait un échec critique, du genre

"tu veux taper ce méchant troll avec ta grosse épée qui fait plein de dommages.

Lance un dé.

*échec critique*

Alors tu le rates d'un bon mètre, par contre comme elle t'échappe des mains, tu te la plantes dans le pied droit. Tu as mal, tu es accroché au sol comme un crétin,et le troll, très en colère, va essayer de te taper à son tour."

 

Si tu fais le maximum, ça fait une réussite critique, du genre

"tu veux taper ce méchant troll avec ta grosse épée qui fait plein de dommages.

Lance un dé.

*réussite critique*

Alors tu le décapites en un coup. L'épée t'échappe des mains et atterrit droit dans le coeur d'un autre troll qui arrivait derrière toi."

 

Comme vous vous en doutez ça peut donner des situation cocasses.(Je me rappelle lors d'une partie avoir enchaîné les fumbles -prononcer "feumbeul", pluriel "feumbeulz", le terme initié pour échec critique- on a bien quand même bien ri. Sauf quand mon personnage c'est retrouvé en deux morceaux distincts -oui là, en l'occurrence, c'est pas lui qui tenait la grosse épée qui fait plein de dommages... !)

 

 

Donc le jeu de rôles permet de passer du bon temps avec ses potes (bien les choisir) et ça fait travailler plein de choses utiles dans la vraie vie.

 

* l'imagination du Maître de Jeu, appelé aussi le MJ ou Meujeu pour les initiés (le monsieur/la madame qui te dit si tu as décapité le troll ou si ton épée se plante dans ton pied selon ton lancé de dés. C'est lui qui écrit l'histoire, ou qui subit le jeu des joueurs, selon l'ambiance de la table. Et pour les plus fous, c’est lui qui crée un nouveau jeu… balèze, certes, mais j’en connais! )

 

*  l'imagination des joueurs (meujeu : "tu te retrouves face à une armée de trolls pas contents, tu as une épée dans le pied qui te fait hyper mal, ils t'encerclent et tous tes potes sont partis, les couards. Tu fais quoiiiii?")

 

* l'interprétation ( meujeu mélomane : "bah si, comme tu as pris la caractéristique "chant magique apaisant", si tu veux clamer le gros troll pas content, va falloir chanter pour de vrai!")

 

* le calcul mental (meujeu maths sup' : "alors pour calculer ton handicap "épée dans le pied" tu prends ton dé 10, tu ajoute à ça un bonus de 17 mais comme tu es blessé tu enlève ton nombre de point de vie moins X-blessures, le tout divisé par l'âge du capitaine. Tu as fait combieeeenn??")

 

*la reflexion (meujeu tordu : "Alors tu as devant toi un porte avec dessus une énigme comme suit : Mon 1er est scié par un perroquet/ Mon 2ème est scié par un perroquet/ Mon tout qualifie une personne pas très nette. Si tu trouves la réponse, tu ouvres la porte..."celui qui me dit la solution dans les commentaire gagne un pin’s parlant des Monologues avec Paris)

 

On peut choisir plein d'univers différents.

Nous avons pas mal de type de jeux basés sur le médiéval fantastique dit med fan, en gros c'est comme dans le seigneur des anneaux en règle générale, et on joue pas trop les méchants (un groupe avec trolls et hobbits dans le même camp, on se doute que de base c'est problématique.)

On trouve aussi du post apocalyptique, ou post apo (oui nous les rôlistes, on aime bien les raccourcis trop moches). En gros c'est notre monde, après la fin du monde. Il reste personne ou presque (on joue un des presque), les radiations ont entraîné des mutations diverses, et c'est plutôt pas simple de survivre. Ensuite c'est à la liberté du créateur du jeu (la surface de la terre est tellement inhabitable qu'on vit tous sous l'eau, ou la terre est devenue un far west géant, ou encore des pouvoirs magiques sont apparut, ou les mutations ont transformé les humains en trolls et hobbits, ça fait un med fan post apo, pour ceux qui suivent. Liste non exhaustive, bien évidement!)

On a aussi des jeux tirés des bestiaires fantastiques, loups garoux, vampires, fées, momies, démons, anges...

Et tellement tout pleins d'autres que comme je n'ai pas vocation à tous les citer, je vous laisserai voir mon ami wiki si le savoir encyclopédique vous branche.

 

Et donc le jeu de rôle grandeur nature consiste à jouer à ça... en vrai!

Déguisé, maquillé, le théâtre d'improvisation fait son entrée dans le jeu.

Pour les dés me direz-vous? Certains se basent uniquement sur la feuille du personnage ("tu as 25 en baston, lui 2 . Tu gagnes.") ce qui ne laisse aucune place au hasard.

D'autres ont choisi de le jouer au pierre feuille ciseaux. Celui qui gagne la bataille de doigts gagne tout court. Cette méthode a ces détracteurs car je cite "mais c'est trop moche!"

On peut aussi se balader avec des cartes à jouer de 1 à 10 (choix de la couleur indifférent) et on tire une carte au hasard. Possibilité de triche en cachant quelques 10 dans son jeu.

D'autres encore jouent TOUT. On parle de full gn.Celui qui parle/tape(avec une épée en mousse, on est pas des sauvages)/fais les gros yeux le plus fort a raison.

Bref tout ça combiné promet des moments de pur plaisir!

Pour parler de mon expérience personnelle (je vais mettre à la première personne, mais s'il s'agit évidemment de mon personnage et non de moi directement, vous aurez compris)

 

- je me suis déjà mariée 2 fois.


- j'ai déjà eu 10 personnalités en cohabitation dans un seul corps.

 

 


- j'ai vécu une fin du monde, et j'ai même fait partie des 3 qui ont survécu.


- j'ai ressuscité contre un (gros) morceau d’âme, et dans un autre jeu, en même temps que le Christ


- j’ai été morte vivante.


- j’ai eu l’occasion de pleurer un faux mariage.


- je me suis faufilée sur une scène de crime dans un cinéma sans que la police me voit...

 

Et tellement d'autres choses!

Pour rappel de nos aventures imaginées mais oh combien réelles de par notre implication, on clique! :

Moi je... (ne suis pas schizophrène...)

 

Par Aelig - Publié dans : Let's Play!
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 13:18

Quatre ans de bon et loyaux articles.

Quatre ans de rimes, de prose, d'endométriose (avec ou) sans déprime.

Quatre ans de questions, de réponses, un miracle en cadeau.

Quatre ans d'amour avec Paris, mon 18e adoré, que je foule tous les mercredi, même si je t'ai quitté...

 

MAIS ON NE VA PAS S'ARRÊTER LA, QUE DIABLE!

 

Pour la peine, et pour fêter ça, le début d'un petit poème d'une petite fille de 10 ans, pas tout à fait comme les autres, qui se disait très fort qu'un jour, quand elle serait grande, elle serait écrivain.

 

Ce petit poème a plût, en son temps.

 

La petite fille a un peu grandit.

Elle n'est pas tout à fait écrivain, mais on lui assure de temps en temps qu'elle est sympa à lire, alors elle continue!

 

 

Les vacances des couleurs

 

Les couleurs sont en vacances

Puisque le jour est fini.

Le noir et le gris dansent

Jusqu'au delà de minuit.

Les couleurs claires dansent aussi

Dans les rêves de tous les enfants

Et les emmènent à Tahiti

Là ou le jour n'est plus nuit.

 

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 11:14

 

On le sait, c'est de notoriété publique, le matin, avant le premier café, FAUT PAS ME PARLER. 


Mon meilleur ami et ex-colloc l'avait bien noté en son temps, quand Ghazz, lui même véritablement adorable au réveil, tentait désespérément de me rendre le sourire. 


"Mon amour, je te fais un thé?"

"grmfffnon."

"un café? Un cappuccino? une tartine?"

"Chai pas. Trop tôt.Ca me saoule. -réflexion intense du cerveau embrumé- oh et puis merde, JE SAIS PAS!"


Patience d'ange de Ghazz qui me fait un café quand même en attendant que l'orage passe. 

Oeil moqueur du meilleur ami (appelons le Cube) 


"Hey mais toi le matin t'es pire qu' un dragon sanguinaire! Comment tu veux qu'il devine?"

"grmffoccupetoidetesfessestagueule."

 

Rien de tel pour provoquer un fou rire des deux zoziots, moqueur (et mérité!).


A partir de ce jour, Cube a entretenu avec la régularité d'une horloge la légende de mes matins chagrins.

 

Depuis mon fils, le matin a quand même bien meilleur goût. 

Il faut le réveiller, et toute bonne pâte qu'il est, il est ravi de voir ses parents au réveil. 

Lui donner le sein, le voir heureux comme ça, ça vous dériderait n'importe qui.

Ce matin, l'allaitement étant fini depuis près d'un mois, je suis de corvée de bib.

 

Déjà dans la douche, mon mari s'inquiète de me voir cernée. 


"Bien dormi?" 

"non." 

"Faut qu'on baisse le son du baby phone, hein"

(brosse a dent en bouche) "grouipf"

"je te fais ton café?"

"oui, merchi"

"tu as froid non?"

"...! laiche moi tranquille!"


Le pauvre Ghazz se sauve, pour me faire mon café, quand même.

 

Douche tiedasse, desembrume de cerveau.

 

On enchaîne avec le bib. Je lève mon fils. Comme n'importe quel bébé très curieux, il ADORE tourner la tête de droite à gauche et vice-versa pour ne rien louper de notre extraordinaire couloir, qu'il voit pourtant absolument tous les jours.

Bref, quand je me pose dans le canapé, bib dans bouche de bébé, j'ai déjà pris 2 coups de boules dans le nez.

Mauvaise fortune, bon coeur, tout ça tout ça,on continue sans broncher.


Enfilage de mes bien aimées ballerines qui ont supporté ma grossesse, ayant survécu à mon poids + le poids de mon bébé + mon surpoids.

Je pars sans finir mon café (grave erreur!) à 07h35. 

En bas des mes 6 étages je me rends compte qu'il est 38. Un trou spaciotemporel m'ayant avalé 3 minutes, va falloir que j'accélère si je ne veux pas louper mon train.

Marche rapide pour y être. 

Accrochage de ballerine sur le trottoir mordeur qui me montre une semelle béante. Éclair dans ma mémoire embrumée : c'est pour çaaaaaa qu'elles étaient au fond du placard! Sans un coup de colle là-dessus, le pied gauche ressemble à un poisson affamé!... 

Bon tant pis, je continue, là pour changer,c'est mort de chez mort.

 

Train court, donc bondé, appuyée contre la porte, un monsieur essaye de me pousser du pied. Peine perdue contre mon poisson boulimique.

 

Arrivée gare du nord, idée lumineuse. Avec toutes ces boutiques qui te hurlent de consommer à tout prix avant ou après ton train/rer/métro (rayez la mention inutile) il y a bien une petite paire de ballerines pour sauver mes pieds d'une honte intersidérale au boulot.

Parce qu'on a beau être dans un service client téléphonique, ça ressemble plus à un défilé de Guess qu'au club des geeks anonymes la-bas.

 

Boutique 1 : beurk, moche, pas de 41.

 

Boutique 2 : une boite en 41, contenant un truc jaune fluo verni, à talons, que même pendant ton enterrement de vie de jeune fille déguisée en gros poussin d'inspiration "au revoir président" tu n'oses pas les mettre. 

Un "j'peux vous aider?" strident me parvient. 

1m50, plus maquillée qu'une voiture volée, ridée comme un sharpay. 

Transpire l'envie de me surveiller plus que de m'aider vraiment.

Je lui annonce ma requête, simple. Des ballerines plates, en 41. 

Elle file au fond du magasin, je la suis. 

"Non, en 41, j'ai pas." 

silence gênant, j'attends la tentative de vente complémentaire qui ne vient pas. 

J'ai pas exactement que ça à faire : "Bon bah au revoir..."

Pas de réponse. 

Apparemment toi aussi, t'es pas du matin. Mais bon, par principe, t'es pas prête de me revoir dans ton bouiboui! (greuh!)

 

Boutique 3 : une seule paire de ballerine, j'ai la même à la maison, si j'achète ça c'est l'incident diplomatique avec Ghazz assuré, je ne regarde même pas la taille. Je me sauve.

 

Boutique 4 : 36, 36, 36, 38, 37. Même pas un 40"qui taille grand" (comme on m'en a promis des merveilles de ce type! moi qui fait un VRAI 41!).

 

Boutique 5 : ah bah y'a pas de boutique 5.

 

Par dépit, je m'engouffre dans le métro, bien énervée, avec Rammstein dans les tympans qui hurle (je traduis pour les germanophobes) "J'ai PAS ENVIIIiiie".

Tout à fait de circonstance.

Une fois assise dans le géant de ferraille, je constate l'ampleur des dégâts. 

La semelle était déjà décollée, certes. 

Mais là c'est plus grave. 

La petit fraîcheur que je sentais sur mes orteils avait une vraie raison.

Elle est carrément ouverte en deux.

Mais la honte quoi, moi qui ai fait un effort ce matin pour être femme jusqu'au bout des ongles (désolée mais je ne supporte pas Sardou...)

 

Je constate, toute parano que je suis, que tout le monde s'en contrefiche de mes pieds. 

Un message plein d'amour de mon mari adoré me redonne le sourire.

L'accueil enjoué d'une collègue que j'adore en bas des ascenseurs en rajoute une couche.

 

Je reprends un café parce que le café rend immortel, c'est bien connu.

 

Pour le moment aucun incident à déplorer, mon aération plantaire a l'air de passer inaperçue... 

 

OUF!

(Et heureusement, le matin, ça passe vite...)

 

 

Par Aelig - Publié dans : Happy Funny Thirty
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:31

Dans tes yeux, souvent, je vois le sourire, la joie de vivre.

Parfois, quand je te donne le sein, tu lèves la tête vers moi, comme pour vérifier que je suis bien là, tu me fais un immense sourire, et tu replonges.

Et tu recommences 5 minutes plus tard.

J'adore ces moments rien qu'à nous, où tu as l'air tellement heureux, que s'en est contagieux!....

 

 

 

Dans tes yeux, parfois, je vois les larmes. Je ne sais pas toujours pourquoi, mais j'essaye d'y remédier au maximum. Quand je ne sais pas, je te le dis, et souvent, j'ai l'impression que tu me comprends. 

 

Bientôt nous pourrons discuter avec de vrais mots, en attendant, nous dialoguons de mimiques et de gestes. Et c'est plutôt rigolo!

 

Tu as compris quand je t'ai expliqué qu'un chat, il faut être doux avec, ne pas attraper sa peau et tirer. Quand tu l'as maladroitement caressé,il n'est pas parti. Il a même frotté sa tête contre ta main en ronronnant. Ce n'était pas gagné du tout, compte tenu qu'il t'évite depuis que tu es là.

 

Ce que j'étais fière! 

 

 

 

Dans tes yeux, je vois la curiosité.

Quand tu es les bras de quelqu'un, tu absorbes le monde avec une avidité sans failles. Tu te retournes dans tous les sens, impatient de tout voir, de tout capter! 

Il faut que je m'inspire de toi pour continuer à apprécier ce monde comme une enfant, pour ses beautés, mêmes banales, même minuscules.

Et il faut que tu restes comme ça, car malgré ce qu'on en dit ou pense, il y a de belles choses ici bas.

 

 

 

Dans tes yeux, je vois l'attachement. Quand on se regarde pendant de longues minutes, que tu esquisses un sourire et que le besoin te prend de t'exprimer, tu me dis "agouahheu" ou quelque chose de similaire, qui doit vouloir dire dans ton langage bien à toi que quand même, tu m'aimes bien.

 


J'avais fait un poème sur les yeux de ton père ("ce héros au regard si doux"... pour plagier le Grand Victor) , pour toi, ça sera de la prose, n'en déplaise à Monsieur Jourdain!...

Par Aelig - Publié dans : Monologues Avec Petit Pixel
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 15:39

 

Cette semaine, rejoindre Paris la belle fut une épreuve de tout les instants. Je faisais un maigre hommage aux réseaux de transports parisiens sur claquechèvre avec mon petit poème datant un peu, mais il s'avère que la persistance de la nuisance méritait à elle seule un petit soliloque (écrit-oui je sais- un soliloque écrit c'est un oxymore-mais j'ai envie, on appelle cela la licence littéraire. Et toc.)

 

 

Lundi, gare de ma banlieue, train supprimé. Rien de grave en soi, train remplacé par un  homologue 7 minutes plus tard.

Juste (un peu) plein, mais on survit.

 

 

 

Mardi, gare de ma banlieue, train supprimé. Pas d'annonce de remplacement, le suivant est dans 15 minutes. Je prends les devants : "désolée chef je risque d'être en retard mais en fait c'est pas sur mais bon dans le doute... tout ça."

contrairement à l'annonce, un train s'ouvre pour nous laisser nous installer, avant le 1/4 d'heure annoncé. Finalement je vais sûrement être à l'heure!... Mais en fait ... non. Arrivée sur le quai de mon changement dans les boyaux de Paris, je constate qu'il y a un train bloqué à l'entrée de la station de métro, et son grand frère bloqué à la sortie. Tout clignote puis s'éteint, les horaires ne sont plus fiables.

Petite voix "suite à un incident technique (...) retour à la normal à 8h30"

Qu'à cela ne tienne, je prends une correspondance pour reprendre ma ligne un peu plus tard.

Retour sur ma ligne. Re petit voix "suite à un incident technique (...) marche plus jusqu'à nouvel ordre." 

Ah bon.

Remessage "heu chef en fait je cumule je serais bien en retard en fait désolée pardon."

correspondance puis correspondance et traversée de pont (soleil qui se lève sur Paris, tour Eiffel, rhhhaaaaa que c'est beau quand même) puis RER qui passait par là et coup de tram, ouf, boulot (avec 25 minutes dans les dents.)

 

 

 

Mercredi, gare de ma banlieue, train à l'heure! 

Le soir, suite activité extra scolaire, débarque gare du nord. Trains supprimés vers ma banlieue, travaux la nuit sur les voies, tout ça tout ça. Panique à bord, minuit passé... Mais la sncf a tout prévu! Un joli bus pas glauque du tout nous attend dans une charmante gare du 93.

Après m'etre trompée de sortie dans la dite charmante gare, (et n'avoir rien répondu à un "hey! tu viens chez moi?" en faisant demi-tour) je monte dans le bus. Le temps de comprendre que le monsieur tout seul descendait à MON arret (le bus ne s'aventurant pas près des réelles gares non desservies, faut deviner), j'étais déjà loin.

Bilan = rentrée seule vers 01h en longeant les voies de chemin de fer et ralant sur twitter que franchement c'est tous des gros pourris!

et 5h de sommeil plus tard nous voici

 

 

 

Jeudi! = test d'un nouveau trajet, peu concluant. 

Train du soir retardé de 3 minutes, accompagné des geignements du conducteur

(avant départ) "mais arrêtez de retenir la pooorteuh! Laissez les gens rentrer chez eux!"

(après départ) "au fait si on part avec 3 minutes de retard, vous pouvez remercier la personne qui a retenu la poorteuh (ce pourri)!"

Pas de galère notable en dehors de ça (une petite supplique au café pour tenir le coup, quand même, mais paraît que c'est bien vu.)

 

 

 

Vendredi = Train du soir en retard de 10 bonnes minutes, sans explication aucune de la part du conducteur (pas de supplique au pourri, peut être ce retard n'est pas dût à un zozio qui retenait une porte? Et alors du coup on ne justifie plus???)

 

 

Samedi/Dimanche = Ouf! belle maman étant la meilleure des (belles) mamans du monde (et pour plein d'autres raison aussi), elle nous prête sa voiture pour notre pèlerinage dans le 18e...


F*CK OFF RATP*SNCF!

 

Non mais.

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 09:39

Paris fourmille d'un lundi matin agité, soubresaut aigri d'un retour de fêtes mal géré.

La gare, étouffée par tant de sucreries, vomi des flots humains au goût amer.

Le grand concours est lancé, avec son doux parfum de fin du monde sauce maya-piment, à savoir «qui fera le plus fort la gueule ?»

Les gens se bousculent, se serrent, sont pressés. Ils concourent tous avec un entrain qu'ils ignorent.

Les odeurs se mélangent, bouillie écoeurante de parfums trop forts, d'haleines pas si fraîches et de transpiration.

 

Métro boulot dodo.

 

 

Mais je m'en fous.

 

 

Mêlée à cette rivière odorante, j'ai pourtant l'impression de flotter au dessus.

Je pue aussi, certes.

Mais moi, je pue le bonheur.

Par tous les pores.

 

Hier, j'ai enfin fait rire mon fils.

 

Son 1er rire a deux mois, datant du déménagement.

Et ce n'est ni moi ni son père qui avons accompli ce miracle...

Mais comme ce fut dans les bras d'un lorrain, alors nous dirons que l'honneur est sauf!

Depuis il a rigolé parfois, sourit beaucoup.

 

Et hier c'était mon tour.


A grand renforts de grimaces, de gazouillis, de «je te lance en l'air -mais quand même pas trop fort parce que bon un accident est si vite arrivé avec une maman maladroite-»...

 

Alors pourquoi vous faites la tronche?

 

La vie est belle!...  

Par Aelig - Publié dans : Mutter
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:46

2011 sème ses derniers jours sur mon Paris qui se pare de rose, orange bleu et blanc, matin et soir.

Comme pour lui dire au revoir.

A la manière dont moi j'aimerai le faire.

 

Dans nos vies, on a toujours des étapes, faciles ou non, heureuses ou pas. Des moment clefs qui nous font avancer, nous blessent, font de nous ce que nous sommes aujourd'hui.

 

Je débite des banalités... Certes.

 

Je vais donc la jouer un peu plus métaphorique.

 

En parfumerie, nous rencontrons plusieurs type de concentration (si, si, y'a un lien.).

 

L'eau de toilette, la moins concentrée, que l'on trouve pour toutes les fragrances pour hommes car moins "cocotte".

L'eau de parfum, un peu plus puissante, et évidement plus chère.

Et le parfum, bien plus rare, la concentration ultime de la fragrance. Coûte un bras (ou deux... si on vous a offert ce précieux liquide, sachez qu'on vous aime très fort.)

 

Mais quel est le rapport avec Paris ou 2011 ("elle le boit son parfum ou quoi?" me direz-vous)

 

Et bien pour moi 2011 -à Paris, mon bon vieil ami- a été du concentré (type parfum, pas de light) d'étapes.

Heureuses, pas toujours faciles (la césarienne c'est quand même pas le truc le plus fun du monde) mais bref, quitte à rendre jaloux, que du bonheur à l'arrivée.

 

Ma superstition me ferait dire que je n'ai pas du tout envie que cette fabuleuse année se termine, tellement qu'elle a été trop bien de la bombe qui tue tout sur son passage jusque jupiter au moins. Que je me dis que 2012 va craindre (pas spécialement peur de la "fin" du monde, je suis convaincue que de grands changements nous attendent et sont nécessaires, mais pas qu'on va tous mourir-enfin techniquement ça va finir par arriver, mais je ne crois pas que ce sera le 21/12 prochain) car j'ai jamais pu sacquer les années paires.

Je suis pas une fille paire, vu ma date de naissance impaire au possible.

Oui je sais c'est de la superstition. Pure dure et stupide. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas.


Oui, je savoure ma chance tant qu'elle est là. Je suis pleine de gratitude. J'essaye de ne pas y penser, de ne pas craindre un revers de médaille.

Je vais même insister encore un peu pour modifier le dernier domaine dans lequel j'aurai besoin d'un petit coup de pouce.

 

Mais j'ai pas envie de t'enterrer, 2011. 

Je voudrais que toutes les années soient comme toi.

 

Allez pour les quelques heures qui restent, je vais tâcher de te rendre hommage au mieux. Sache que je ne t'oublierai jamais, qu'en l'état actuel des choses et malgré les désagréments qui ont accompagné tes jours, tu as été la plus chouette année de ma vie.

 

A jamais, ça serait bien qu'une de tes copines à venir te ressemble, même juste un peu!...

Par Aelig - Publié dans : Panam
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 14:11

Suite aux commentaires sur l'article précédent (que ce soit ici ou sur claquechèvre) je vais donc laisser le nom  de cet espace tel quel car "cela va bien au delà de la ville elle même, tout ça" et "Paris (...) il en a vu d'autres et il est plutôt arrangeant comme gars"!

Donc effectivement Gauthier, "les monologues du Vagin", c'est déjà pris. Mais comme tu me dis que "Monologues Avec mon Fils" c'est bien aussi, qu'à cela ne tienne, je crée la catégorie!

(Puis tu es parti pris, hein, en tant qu'humouriste préféré du sieur bébé!)

 

Merci à tous en tout cas pour la lecture et les idées. Finalement je n'ai peut être pas un suiveur unique!

 

Maintenant que la catégorie est créée... commençons par expliquer pourquoi "Petit Pixel".

 

L'historique étant ce qu'il est, je suis tombée enceinte à un moment où on n'y croyait plus. Je ferais sans doute un jour un post complet sur l'historique de ma maladie, mais comme ça pourra être long... Je vous épargne les détails en guise de cadeau de Noël!

 

Donc un petit miracle s'accroche enfin dans mon ventre, naturellement, au moment ou on lançait le traitement pour une conception artificielle (fécondation in vitro pour les intimes).

Évidemment, branle bas de combat chez les médecins et sages femmes qui me suivaient, qui m'avaient prédit que ça n'arriverait jamais naturellement...

 

Il est quand même possible que ça cloche!

Il faut donc vérifier au plus vite que tout va bien, que l'embryon est bien où il doit être et pas ailleurs (une trompe, ou je ne sais où qui sera catastrophique.)

 

Du coup je me rend à mon centre d'échographie préféré, espoir au coeur et (quand même) angoisse au ventre. 

La suite est facile à deviner compte tenu que j'ai fini par le mettre au monde...

Tout va bien, il est au chaud dans l'utérus, il arrive de l'ovaire gauche. Il s'accroche.

L'échographe me montre une toute petite chose qui clignote faiblement à l'écran.

Et me dit que c'est son coeur.

Un pixel qui clignote, minuscule.

Le plus beau pixel que j'ai jamais vu. Le plus fragile aussi.

J'ai failli sauter au cou de l'échographe (chevalier de la légion d'honneur, s'il vous plaît!)!

 

Les vingts minutes de salle d'attente (à patienter pour l'impression de l'examen) furent larmoyantes (et j'ai connu la joie de la pénurie de mouchoir). On me regardait bizarrement ("elle a eu une mauvaise nouvelle?") mais qu'importe.

J'avais vu mon petit pixel (qui deviendra grand)!...

 

Et ai gardé le surnom qui lui va plutôt bien (fils de geek, va!)

 

Sur ce ... joyeuses fêtes à tous!

Par Aelig - Publié dans : Monologues Avec Petit Pixel
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  • Monologues Avec Paris
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  • 31/07/1979
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  • Paris cinéma théâtre écrire JDR
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