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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:19
Une fois n'est pas coutume, cet article va être pour deux endroits à la fois.
 
Dans les textes que je rédige pour toi, Nathanaël, parce que je crois qu'il y a son importance.
 
Dans les textes que je publie dans ce petit blog , pour moi, et pour ceux qui se reconnaîtront là, parce que c'est important aussi.
 
Parce que tu vois, mon fils, dans la vie, il arrive des moment où tout s'effondre en même temps. D'aucuns diraient que si nous recevons des épreuves, c'est que nous pouvons les surmonter, mais pour l'avoir expérimenté de près, je t'assures que quand parfois Murphy s'en mêle, tu penses que tu vas te noyer. Et je suis convaincue que Nietzsche se trompait en disant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Si tu y survis, une épreuve peut te laisser des marques ad vitam. Ça n'empêche pas de se relever et de continuer la route, en évitant les erreurs précédentes, mais tu n'es pas plus fort pour autant!
 
Si tu vois les dates et que tu connais un peu mon/notre histoire tu dois savoir ce qu'il c'est passé dans ces eaux là pour nous.
 
Et donc quand tu es le bec dans l'eau, c'est là que tu vois si ton entourage vaut la peine ou pas. Si tu es entouré de vrais amis, ou de parasites.
 
J'ai beaucoup de chance pour ma part, des amis j'en ai, des vrais. Pour pleins de raisons!
 
Pour te décrire un peu le type d'amis que je vois autour de nous en ce moment :
 
  • Il y a ceux qui savent depuis le début. Qui s'éloignent un peu, par peur de la contagion. Qui ne veulent pas prendre parti mais évidement "si ça part en conflit ouvert, on sera de ton côté hein!" parce que c'est humain. Faut pas leur en vouloir si c'est à l'autre qu'ils disent ça, ce n'est pas contre toi, mais tout le monde attend que ça parte en guerre des tranchées.
  •  
  • Il y a ceux qui organisent des jeux de rôle, ces jeux que tu préfères, et ce qui t'a apporté tous ces amis, faut bien rendre à César, tout ça. Et même que les dates tombent bien, parce que ce soir après le jeu, tu sais que tu ne dormiras pas au "domicile conjugal" parce que "conjugal" il n'y a plus. Du coup l'après midi avec tous ces gens qui sont aussi un peu des amis, tu t'amuses, tu dis des bêtises et tu gesticules, car quand tu vas un peu moins bien que d'habitude, tu fais juste un peu plus de bruit que d'habitude.
  •  
  • Il y a ceux qui supportent que tu fasses plein de bruit, que tu dises n'importe quoi, parce que c'est toi, et qu'ils ont arrêté de chercher à comprendre. Ce sont tes camarades de jeux, et de toute façon eux aussi sont là pour s'amuser. Et ça marche!
  •  
  • Il y a ceux qui supportent que tu fasses plein de bruit, parce qu'ils voient bien que ça va pas. Il ne demanderont pas, mais tu sais qu'ils pensent, et que "radio potin" leur apportera les réponses que tu n'as pas encore le courage de donner.
  •  
  • Il y a ceux que tu as croisé trois fois mais que tu peux taxer à volonté, car tu sais depuis le jour ou ils t'ont dit que personne ne pouvait leur taper une clope, sauf leurs amis, que tu en étais.
  •  
  • Il y a ceux qui voient que tu vas pas bien, qui voient ton mari partir sans toi, et les larmes dans tes yeux. Ils te demandent "mais ça va?" "tu réponds oui avec un sourire triste, ils insistent car il s'inquiètent, tu insistes aussi dans ton déni. Ceux là aussi dont des vrais, mais tu sais que les choses sont réglées et qu'ils ne peuvent rien faire. Ils ont leur propres ennuis à gérer, donc tu ne te répands pas dans leurs oreilles. Mais tu leur dois la vérité, pour plus tard, parce qu'ils le valent bien.
  •  
  • Il y a ceux qui savent car radio potin marche vraiment bien dans ton microcosme associatif. Et les commères sont pudiques, ils attendent donc que tu leur en parles, et leur épaule accueille tes larmes, si larmes il y a. Mais ils ne s'imposent pas.
  •  
  • Il y a ceux qui voient que ça va pas et vont tenter de s'imposer maladroitement dans ta vie pour prendre soin de toi. Selon les circonstances et la capacité d'incrustation à la sauvage, tu peux très mal le prendre et être dur avec eux. Ce n'est pas la peine, leur démarche aussi part d'un bon sentiment.
  •  
  • Il y a ceux qui s'inquiéteront toujours pour toi, parce qu'ils te considèrent comme un petit enfant à protéger. Eux tu ne leur dit rien pour l'instant, car ils seraient trop inquiets pour être efficaces
  •  
  • Il y a ceux qui, si vraiment tu n'as aucune, mais aucune autre solution, sont prêt à quand même t'ouvrir leur portes. Parce que leur chez eux est trop petit, trop confiné, trop avec un bébé, trop pas envie. Ceux là aussi comptent, parce que si tu es sous un pont, ils te t'y laisseront pas, même si ça les gonfle.
  •  
  • Il y a ceux qui restent égaux à eux même, imprévisibles ou prévisibles. Ceux là font tourner le monde sur son axe, et rassurent. Pour te ramener au quotidien chaud et stable, tu peux compter sur eux.
  • Il y a ceux qui voient tout avec objectivité/pessimisme. Parce que leurs vies ont été mouvementée, parce que les claques qu'ils ont prises les as rendus plus lucides que toi. Eux, ils avaient vu que tu allais te casser la figure. Ils t'ont laissé faire, parce que tu es adulte et que tu assumes tes bêtises. Et ils le diront quand même un peu, mais pas trop fort pour pas te faire plus de mal, qu'ils t'avaient prévenu. Ce sont les meilleurs prescients car ils prévoiront les pires coups, même et surtout ceux qui viendront de là où tu ne l'attends pas...
  •  
  • Il y ceux qui t'ouvrent leur porte sans questions, comme à tes deux meilleurs potes avant toi (que tu as aussi accueilli chez toi, en cette époque où tu pouvais le faire). Ceux là prennent soin de toi le 1er soir, te payent à manger ton 1er et seul repas de la journée, l'appétit s'étant fait la malle, et mangent gaiement avec toi. Ils te font le résumé des radios potins associatifs que tu as loupé tout ce temps ou tu construisais ta famille (mais une commère ne s'éteint vraiment jamais), te font sourire, te mettent à l'aise pour que chez eux tu te sentes chez toi. Faudra un jour qu'on m'explique pourquoi ces amis là n'ont pas mangé à mon mariage, erreur d'invitation, tout ça. Ceux là tu leur es redevable à vie d'avoir été là au bon endroit au bon moment et d'avoir fait ce qu'il fallait, c'est à dire comme d'habitude, avec chaleur.
  •  
  • Il y a ceux qui n'ont jamais de temps, même pas de dormir, entre le boulot, les activités extra-scolaires et le reste qui les déborde. Mais quand tu leur demande une heure de leur temps pour t'épancher, ils t'en trouvent plusieurs, raccrochent leur hyperactivité et te racontent leur vie de lapin blanc pour te faire rire. Ça peut être plus ou moins long selon ton état, mais ça marche!
     
  •  Il y a ceux qui sont un peu plus loin géographiquement, mais qui auraient fait la même que ceux qui t'accueillent, et leur pensées t'accompagnent. Ceux là, il faut aller les voir dès que tu le peux, ça fait une vraie bonne coupure pleine de bons moments, et ça requinque pour la suite.
  •  
  • Il y a ceux auquel tu penses car ils te manquent. Tu ne leur manque peut être pas autant, l'affection peut être unilatérale. Mais elle te réchauffe aussi le coeur en attendant de les revoir.
  •  
  • Il y a celui que tu laisses, malheureux comme les pierres. Tu l'aime comme un de tes meilleurs ami, c'est ce qui le fait souffrir. Tu tiens à cette relation, en espérant qu'il puisse suivre ensuite, quand enfin un jour, il ne sera plus amoureux.      
Bref, tous ces amis comptent, et il faut tous les aimer.
 
Ils tiennent le coeur au chaud quand tu crois qu'il va geler de douleur et de solitude.
 
Ils te permettent de te sentir en vie, te rappellent que la vie continue malgré tout.
 
Et pour tout ça, il faut leur dire
 
merci.
 
 
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commentaires

C
il y a celle qui pense tous les jours à toi<br /> à vous<br /> qui vous souhaitait sans souffrance<br /> qui ne juge pas<br /> qui est blessée parce que vous l'êtes<br /> qui ne peut éviter à ses enfants et petits enfants de souffrir<br /> qui est là quoi qu'il arrive<br /> qui vous aime<br /> ta maman
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V
il y a une clinique, où je ne reste pas.<br /> il y a un pays, où tu viendras.<br /> il y a des amis, qui t'attendent là-bas.<br /> il y a un roux, qui s'ennuie de sa couille gauche.<br /> il y a un fou, qui va être papa.<br /> il y a le le valais, pour décompresser.<br /> il y a dans quelques semaines, une maison pour souffler.<br /> et pourquoi pas si t'aimes, des vacances à l'année.
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