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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 11:43

Un vendredi 13 voit se dessiner le troisième anniversaire de ce jour où, 48 heures après une soirée étrange et arrosée chez toi, tu m'as rejoint dans ce petit café de mon 18ème, officiellement pour me rendre un bijou égaré (et neuf) par mon meilleur ami, officieusement pour que je puisse voir si, ce garçon rêvé, attendu, cherché ardemment dans la vie et sur la toile, ce pourrait être toi.
Je me suis bien fait remonter les brettelles, au lendemain de cette soirée, quand ce meilleur ami m'a fait remarquer que sauf preuve du contraire, tu étais exactement l'homme de mes rêves selon tous les critères que j'avais précités, et déjà raide dingue de moi!

C'est donc les oreilles retaillées en pointe que je lui ai répondu "ok, on va prendre un café alors".

 

Il faut avouer que mon radar à connards ne t'avait pas vu. Et pour cause, c'est un radar à connards très pointu, plus le garçon est un connard, plus mon radar hurle qu'il me plaît vraiment et qu'il faut tenter le coup.

Sans mièvrerie aucune, ni petits oiseaux ni cuicui à coeurs blingees, tu es l'anti thèse du connard. A en faire taire mon radar.

Un vrai garçon gentil, timide, fêtard et drôle.

Tellement timide qu'à chaque fois qu'on s'est dit bonjour avant ce café, je n'ai vu que tes longs cheveux, ton regard baissé sur tes chaussures.

 

Je me rappelle de nous devant ce café, un peu perdus tous les deux, pour la première fois en tête à tête, parlant de tout et de rien, histoire de ne pas aborder le sujet pourtant cité à la prise de ce rendez vous, à savoir, est-ce qu'on tente notre chance ensembles?

 

Puis les passages dans notre bar fétiche, entourés de nos amis, qui nous poussaient chacun de leur coté "mais VA LUI PARLER!"

"mais EMBRASSE LE/LA!"

 

Finalement je t'avais dit que pour éviter cette envahissante participation (qui partait d'un bon sentiment, certes, mais ô combien pesante) nous allions aller au restaurant ensembles, seuls.

 

Je n'ai su qu'après que toute ta famille avait été consultée sur où m'emmener, comment faire pour me séduire, etc... Nous en rigolons ensembles aujourd'hui.

 

Dans ce restaurant, nous avons commandé la même chose. Et les assiettes sont reparties à l'identique, la tomate et l'endive intactes.

Tu me l'as fait remarqué, et j'ai adoré ça.

 

J'ai appris à te connaître.

Je suis rapidement tombée raide dingue de toi.

Ce garçon timide, qui peut paraître un peu austère quand on ne le connaît pas de par la sobriété de son apparence, c'est avéré être un garçon fun.

Cultivé.

Intelligent.

Un artiste accomplit, dessinateur talentueux, et à qui aucun instrument de musique ne résiste, même pas une cornemuse.

Drôle aussi, apte à comprendre mon humour bizarre. Et à en rire!

Le même sens du festif, nos amis ayant fini par fusionner.

 

Aujourd'hui nous avons 3 ans. Il paraît que nous devons nous séparer, car de toute façon, ça ne durera pas plus.

Dans un monde ou tout est consommable et éphémère, où certains se marient "pour un temps" sans y croire plus que ça, ou la quantité prime plus que la qualité.

 

Sommes-nous en danger?

 

Nous avons survécu à l'organisation d'un mariage.

 

A l'attente d'un enfant, et toute la batterie médicale que ma maladie provoque quand on en veut un .

Et un miracle nous a touché du doigt, veinards que nous sommes.

 

Nous avons survécu à l'achat d'un appartement, l'angoisse du ballotage entre les banques, l'agent immobilier proche de l'incompétence, et la propriétaire pressée d'avoir son argent.

 

Nous survivons à tout ça.

 

Et trois ans ou pas, j'ai envie de connaître la suite à tes côtés, de voir notre fils grandir dans tes bras, de voir si un autre miracle daignera s'accrocher en moi.

 

De finir notre chez nous à notre image, de faire des fêtes hors du temps pour nos anniversaires de mariage, de faire un truc encore plus énorme quand ça fera 10 ans, 20 ans...

 

Parce que même si ça fait trois ans, je ne me lasse pas de toi.

Parce que vivre près de toi me fait du bien.

Parce que j'apprends à avoir confiance en moi à tes côtés.

Parce que tu n'es pas l'homme de mes rêves...

 

Tu es tellement mieux que lui!

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